Doute ?

Publié le par Louis Burle

Juste pour le plaisir, voici ici quelques mots tirés du prologue de l'ouvrage de Giordano Bruno De l'infini, de l'univers et des mondes :

" qui m'a aperçu me menace, qui m'a prêté attention m'agresse, qui m'a rattrapé me mord, qui m'a saisi me dévore ; non pas un, ni peu mais beaucoup, presque tous en fait. Si vous voulez comprendre d'où cela vient, je vous en dis la raison : la foule me déplaît, je hais le vulgaire, la multitude ne me contente pas, je n'ai qu'une passion. Celle qui me permet d''être libre sous le joug, content dans la peine, riche dans la necessité et vivant dans la mort ; celle qui me permet de ne pas envier ceux qui sont serfs en liberté, qui peinent dans les plaisirs, qui sont pauvres dans les richesses et morts dans la vie, car ils ont dans le corps la chaîne qui les enserre, dans l'esprit l'enfer qui les engloutit, dans l'âme l'erreur qui les infecte, dans l'intellect la léthargie qui les tue ; point de grandeur d'âme qui les délivre, ni de longanimité qui les élève, ni de clarté qui les illumine, ni de science qui les vivifie. [...] C'est au contraire par amour de la vraie sagesse et pour l'étude de la vraie contemplation que je peine, m'afflige et me tourmente. "

Être si préoccupé de sagesse et finir sur le bûcher. Triste destin !

Finalement, ce sont les imbéciles les mieux servis.

Point de doute sied à la santé. D'où l'interrogation, à quoi sert de douter, mieux vaut rester bouffi de certitudes.

Encore une porte déjà ouverte.

Enfin, moi ce que j'en dis...

Publicité

Publié dans Philosophons

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article